Une aventure haute en couleurs
Je me demandais aussi pourquoi ça faisait un mois que je n’avais pas frénétiquement accumulé des fournitures pour une autre obsession! Ha! non je rigole, je ne prends aucune pause!
Lorsque je dis une « autre » obsession, en fait, j’en ai un lot défini, elles sont juste liées entre elles. Comme le mycellium, elles connectent un peu tout qui s’enchaîne dans un cycle qui a ses propres saisons. J’aime la chimie des procédés photographiques, la physique, les films et les caméras, les encres et les plumes, le papier, les livres,la littérature, la musique et les instruments… Ouf! La nature, la psychologie, et les animaux. On n’a pas besoin d’extrapoler beaucoup pour faire « tout ». Ajoutez un soupçon de poésie et la synesthésie pour bien coudre l’ensemble : tout un cocktail!
Quand j’aime, j’aime et toujours. Je veux tout savoir sur l’objet de mon attention et ce qui y est lié! J’aime tellement que parfois je le vis dans ma tête car j’ai peur que mon amour soit trop pour le commun des mortels. C’est parfois trop pour moi. Mon corps vit les conséquences de mon immobilité, prise pendant des heures de recherches et de réflexion! Puis, oups! Parfois, j’émerge avec un truc qui requiert action!
Roulement de tambourrrrrrrratatata!
Le secret de la Caram… des Encres!
Donc, percer le mystère des encres était inévitable! Après des années à en accumuler sur des petites tablettes, des couleurs, toutes les couleurs et jamais assez! Les encres à pigments, à brillants, les recettes anciennes, les traditionnelles et surtout, car stylos oblige : celles compatibles avec les plumes fontaines (stylo-plume pour les Français!). Ces dernières, secret bien gardé, n’ont jamais de liste d’ingrédients ou d’indice disant pourquoi elles seront sécuritaires dans une plume. J’en ai réparé des plumes! J’ai aussi déclaré des décès de belles plumes à qui on avait injecté des encres à dessin, des acryliques et autres ignominies insolubles ou corrosives.
Alors, elles doivent avoir un PH neutre ou presque, elles doivent être solubles à l’eau, avoir une bonne consistence, ne pas développer de moissisure facilement (dommage pour les encres végétales). J’ai lu, j’ai lu beaucoup! J’ai même noté, en chemin, plusieurs recettes médiavales pour des peintures, des détrempes, des encres ferro-galliques. J’ai aussi croisé les connaissances accumulées dans les autres intérêts obsessifs! En ouvrant mes portes d’armoire, un bref inventaire a permis de découvrir que j’avais probablement tout ce qu’il faut pour faire de l’encre sécuritaire et excitante pour les plumes! Puis, étant comme je suis, j’en ai racheté pour être certaine! Bingo! J’ai fait une petite série limitée de couleurs pour la papeterie Saint-Gilles. Disponibles ici !


Made in Québec!
Ensuite, réalisant la réaction pour ce type de produit qui est souvent importé, car, à ma connaissance il n’y a qu’une seule compagnie canadienne; il y a une place pour ce type d’encre fait au Québec. Me voici donc, qui arrive avec cette idée de les rendre disponibles à tous (et aussi essayer d’amortir le coût) : au cas où ça marche! De mon mini atelier-laboratoire-chambre d’amis et bordel innomable, je vous sors de nouvelles couleurs que vous pouvez vous procurer!
L’heure lilas est la première disponible. C’est une encre nuancée en tons et en couleurs (double shading). Je l’ai faite à mon goût parce que je peux! Elle est assez foncée pour écrire, mais rend toute sa beauté avec le pinceau, la plume à calligraphie ou une pointe large!
J’ai maintenant de belles bouteilles de verre étenches! (J’avais aussi de beaux petits pots pas assez étenches qui seront réutilisés pour des chandelles tant qu’à faire!). Je note les recettes soigneusement, je fais mes étiquettes avec les papiers Saint-Gilles, évidemment! Je n’ai aucune ambition d’en faire une production d’usine, mais, si je peux fournir quelques personnes ou magasins indépendants, j’en serai enchantée!
Il y aura bientôt plusieurs couleurs. Comme « montagne » ci-contre…
De plus, mes tests finaux sont faits sur les papiers Sugar Sheet (compagnie canadienne qui fait du papier avec des résidus de canne à sucre). Ce sont les mêmes papiers que j’utilise dans les petits cahiers standards car, ils sont abordables, issus d’économie durable et surtout: prennent l’écriture à la plume!
Couleurs à venir :
Orangé, un noir-magenta (ou l’inverse)… je me garde tous les droits de changer d’idée! C’est merveilleux!
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